Les outils indispensables de l’électricien !

Pour un électricien, être bien outillé est la condition fondamentale pour mener à bien tous ses travaux. Si vous souhaitez mettre la main à la pâte ou plutôt la main à la filerie, voici une liste des outils indispensables à vous procurer afin de garantir une bonne réalisation tout en privilégiant la sécurité.

Travailler sur les fils électriques:

L’électricien passe le plus clair de son temps à opérer sur les fils et les câbles électriques. Ces derniers servent à relier divers circuits entre eux ou à alimenter des récepteurs.

outillage electricien

 

 

Il convient donc d’apporter une soigneuse attention au travail de connexion: couper, dénuder, sertir, dégainer … autant de mots pour qualifier chaque opération et autant d’outils pour chaque action…

  • Le Jokari (ou couteau à dégainer) est l’outil incontournable! Il sert principalement à retirer la gaine isolante d’un câble sans risquer d’endommager les conducteurs isolés qu’il contient.
  • La pince à dénuder: sans elle, il est difficile d’ôter l’isolant qui recouvre le conducteur. On l’utilise donc pour déshabiller le fil électrique à son extrémité pour laisser apparaître le cuivre, prêt à être connecté…
  • La pince coupante que l’on ne présente plus… elle est destinée à réduire les longueurs des fils ou des câbles dans le cadre de leur pose ou en vue de leur dénudage.
  • Le tournevis: plat ou cruciforme, il est l’allié idéal de l’électricien puisqu’il sert à connecter les fils aux divers appareillages ou matériels d’utilisation par action de serrage à vis.
  • La pince plate ou à becs est recommandée pour connecter les fils dans un appareillage lorsque l’accès avec les doigts demeure difficile. Elle sert aussi à leur donner une forme utile pour les connecter sans créer des tractions ou des contraintes qui pourraient leur être nuisibles.


La mesure et la sécurité !

Lors de travaux, il est nécessaire de pouvoir mesurer une grandeur électrique dans un circuit afin de faire une analyse ou de mener à bien un dépannage.

Pour cela, il existe un appareil capable de mesurer une tension, une intensité ou une résistance électrique: c’est le multimètre.

multimètre electricien
Il s’agit d’un dispositif combinant à la fois la fonction voltmètre, ampèremètre ou ohmmètre et qui est parfois doté de fonctions supplémentaires.

Qu’il soit analogique (à aiguilles) ou numérique, le multimètre saura tout à fait trouver sa place dans votre caisse à outils.

On en trouve à tous les prix (allant du modèle bon marché à celui du plus performant) sachant que le critère de choix principal repose sur les fonctionnalités et la valeur de l’impédance interne de l’appareil (plus elle est élevée, mieux c’est!).

 

Aussi, vous procurer un V.A.T est indispensable pour vérifier l’absence de tension à l’endroit où vous travaillez. En effet, Le Vérificateur d’Absence de Tension garantit à 100% que le circuit sur lequel vous oeuvrez est hors tension.
A noter que cet appareil est obligatoire pour vérifier l’absence de tension lors d’une consignation. Il doit être conforme à la norme NF EN 61243-3.

 

La qualité et la sécurité de votre outillage:

Ayez le réflexe de choisir des outils répondant aux normes de sécurité et de fabrication en vigueur et ne vous laissez surtout pas tenter par du matériel peu onéreux.

Autrement dit, il faudra investir dans du bon matériel, limité en quantité mais de qualité !

tournevis electricien

 

 

 

 

Les marquages que l’on doit retrouver sur un outil de qualité sont les suivants:

  • L’estampille NF garantit la qualité et la sécurité du produit suivant plusieurs critères.
  • Le marquage CE sur votre outillage est réglementaire: il confirme que votre produit répond à certaines normes techniques européennes et qu’il peut y circuler librement.
  • La norme CEI (internationale) propre à chaque produit destiné à un usage électrique est également un gage de qualité et de sécurité.

Exemple: la norme de fabrication IEC 60900 pour les outils isolés doit être estampillée sur l’outil en question. Elle vous indique donc qu’il a subi les tests exigés par la norme et vous promet ainsi une sécurité accrue … De plus, cet outil peut être utilisé pour un travail sous tension puisqu’il est isolé jusqu’à 1000V (alternatif).

Présentation des schémas de liaison à la terre (SLT)

Les schémas de liaisons à la terre ont pour objectif d’assurer la protection des biens et des personnes contre les défauts d’isolement. Ils constituent une boucle appelée « boucle de défaut » permettant l’écoulement des courants de défaut et ainsi solliciter les dispositifs de protection par coupure automatique. Tout cela, en vue d’éviter les risques d’électrisation, voire d’électrocution.

Anciennement dénommés « régimes de neutre », voici une brève présentation des 3 schémas de liaison à la terre utilisés en distribution basse tension.

Le conducteur neutre et les masses métalliques

Chaque schéma se différencie par le mode de connexion du neutre de la source d’alimentation par rapport à la terre, ainsi que la manière dont on met à la terre les masses métalliques de l’installation.

Pour résumer simplement, le mode de liaison à la terre de ces deux éléments va conditionner des paramètres liés à la sécurité des personnes et du matériel.

Petit rappel : Le conducteur neutre n’est rien d’autre qu’un fil issu du point neutre d’une source d’alimentation.

point neutre

Exemple : un transformateur électrique triphasé possède trois enroulements dans sa partie secondaire. Chaque enroulement représente une bobine de fil de cuivre connectée à une phase.
En triphasé, les enroulements couplés en étoile sont assemblés d’une façon telle qu’ils ont chacun un point de connexion en commun : c’est le point neutre. Lorsque l’on tire un fil de ce point, il devient le conducteur neutre.

On distingue 3 schémas de liaison à la terre :

  • Le schéma TT
  • Le schéma TN (et ses variantes)
  • Le schéma IT

Des fils et des lettres …

On utilise des lettres pour dissocier chaque schéma :

  • La 1ère lettre indique le mode de connexion du neutre de la source par rapport à la terre
    schema tt
  • La 2ème lettre indique le mode de connexion des masses métalliques de l’utilisation par rapport à la terreschema terre

Ainsi, le T indique que l’élément en question est relié à la Terre.

Le N indique que l’élément en question est relié au Neutre.

Enfin, le I indique que l’élément en question n’est pas relié directement (Isolé ou Impédant) à la terre.

Il est à préciser que le N n’occupera jamais la première lettre du binôme ; par contre, le I n’occupera jamais la deuxième.

 
Les 3 types de schémas de liaison à la terre
:

 

  1. Schéma TT (mise à la terre du neutre, et mise à la terre des masses métalliques)

  2. Schéma TN (mise à la terre du neutre, mise au neutre des masses métalliques)

  3. Schéma IT (neutre impédant ou isolé de la terre, mise à la terre des masses métalliques)

Oil immersed transformerRemarque : il existe 3 sous-schémas propres au schéma TN, que l’on détaillera dans un autre article !

Exemple : en schéma TT, le neutre de la source est relié à la terre et les masses métalliques de l’utilisation sont reliées à la terre (différente de la première).

En schéma TN, le neutre de la source est relié à la terre, et les masses métalliques de l’utilisation sont reliées … au neutre !

En schéma IT, le neutre de la source est isolé de la terre (ou impédant) et les masses métalliques sont reliées à la terre.

Vous avez tout compris !

Je vous laisse donc méditer là-dessus car les prochains articles de ce sujet détailleront chaque schéma avec des explications en vidéo … 

A suivre …

Branchement d’un télérupteur: une alternative au va-et-vient !

Raccorder un télérupteur vous permet d’éviter le branchement d’un va-et-vient et vous apporte un confort supplémentaire en terme de nombre de points de commande d’éclairage (plus de 2).
Regardons avec détail à quoi sert le télérupteur ainsi que son mode de branchement:

L’appareil en lui-même:

Le télérupteur est un appareil électromécanique qui permet de piloter un circuit d’éclairage par un ou plusieurs boutons poussoirs. Tout comme le contacteur, il est composé d’une partie puissance et d’une partie commande, à l’exception de son fonctionnement qui est quelque peu différent.

brancher-telerupteurEn effet, le télérupteur est un type de relais bistable: cela veut dire qu’il suffit d’une impulsion électrique pour le faire changer d’état et ainsi commuter ses contacts.
Tout comme son homologue le contacteur, le télérupteur possède une bobine (voir article: Comment brancher un contacteur jour/nuit pour son chauffe-eau ?).

La particularité de son fonctionnement repose sur le fait que l’état des contacts de puissance ne change pas lorsque la bobine n’est plus alimentée. Il faudra alors une autre impulsion électrique pour exciter cette dernière et permettre à nouveau le changement.

Pour faire simple, une impulsion (pression sur un bouton poussoir) mettra le télérupteur en marche , ce dernier gardera le circuit fermé jusqu’à ce qu’une nouvelle impulsion le mette à l’arrêt.

Le branchement:

Alors voilà à quoi cela ressemble:

telerupteur
Explication du câblage:

  • Le circuit d’éclairage en question est protégé contre les surintensités par un disjoncteur 10A. En aval, la phase est envoyée directement sur une borne de chaque bouton poussoir et sur l’entrée du contact du télérupteur (il s’agit ici d’un télérupteur unipolaire, ce dernier ne coupant que la phase).
    Le neutre est distribué aux ampoules d’éclairage. De plus, il est raccordé sur une borne de la bobine du télérupteur.
  • A la sortie du contact du télérupteur, un fil est tiré vers l’éclairage et distribuera chaque ampoule (on peut comparer le contact du télérupteur à un interrupteur automatique). On prendra soin aussi de renvoyer un fil, venant de la 2ème borne de chaque poussoir, vers la 2ème borne de la bobine du télérupteur.

Explication du fonctionnement:

Vous souhaitez éclairer un long couloir présentant un cheminement compliqué et desservant plusieurs pièces. Là où le va-et-vient a ses limites, puisqu’il ne permet de commander qu’un circuit d’éclairage depuis 2 endroits maximum, le télérupteur saura satisfaire vos moindres caprices de confort …

Vous voulez installer 4, 5 voire 6 boutons poussoirs pour piloter votre éclairage ? Pas de problème ! Vous en avez rêvé, le télé l’a fait !

Le principe est simple:

Vous appuyez sur un bouton poussoir (n’importe lequel suivant l’endroit où vous vous trouvez) et un courant électrique traverse la bobine du télérupteur qui va « fermer » le contact par lien électromécanique (c’est plus compliqué que cela en réalité, mais je vous fais grâce des explications techniques).

Le contact va laisser passer le courant, ce dernier allant traverser nos chères ampoules pour les faire briller !

La lumière reste allumée bien que vous ayez très vite remarqué que le bouton poussoir est déjà revenu à sa position initiale! En fait, il est revenu à son état d’origine dès que vous avez retiré votre doigt !

Ok, mais comment se fait-il que la lumière reste allumée ?

Le contact du télérupteur restera « bloqué » dans sa position tant qu’un nouvel appui sur un bouton poussoir n’aura pas eu lieu !

Bon … Pour éteindre alors ?

Une nouvelle impulsion sur un des boutons poussoirs et le fonctionnement sera similaire à celui de l’allumage… La bobine, à nouveau excitée, ordonnera l’ouverture du contact du télérupteur et la lumière s’éteindra puisque que le courant ne passera plus !

Wall electric light switch isolated on white

La réalisation d’un tel circuit

D’accord, la réalisation est un peu plus fastidieuse que celle d’un montage va-et-vient.

L’exécution sera plus simple en phase chantier, lors d’une construction d’une maison individuelle. Et oui, un tel projet de construction vous donne carte blanche pour maximiser votre confort.

Dans le cas d’une rénovation, le nombre de fils électriques à passer aux divers endroits de commande peut être source de démotivation … Une pose en apparent sera à privilégier si vous ne souhaitez pas vous embarquer dans le long et parfois coûteux processus d’encastrement !

 

5 astuces pour faire des économies d’énergie !

Dans cet article, on continue sur notre lancée pour effectuer des économies d’énergie.
Le gaspillage n’a plus sa place chez vous et je vais vous le prouver.
Voici quelques astuces très utiles qui vous permettront de réduire votre consommation et ainsi alléger votre facture d’électricité.

Astuce #1 : Débrancher les chargeurs de vos appareils multimédia

Recharger son mobile, sa tablette numérique, son appareil photo, ou même son ordinateur portable … tous ces gestes sont devenus notre routine, dans une ère technologique qui ne cesse d’évoluer.

Bien souvent, une fois nos chers compagnons électroniques rechargés, nous oublions de débrancher le chargeur de la prise de courant. En restant connecté au réseau, un chargeur va continuer à consommer du courant alors que nous n’en avons plus l’utilité.

Pensez donc à le débrancher après utilisation ; au vu du nombre d’appareils électroniques nécessitant une charge et utilisés tous les jours, ce simple geste contribuera à réduire votre consommation électrique.

fiche multiprise économique avec interrupteur


Notons également que les multiprises munies d’interrupteurs lumineux consomment de l’énergie même si celles-ci n’alimentent aucun équipement. Pensez à les éteindre !

 Astuce #2 : Penser à éteindre les lumières ou déléguer ce rôle grâce à l’automatisme

Traverser un couloir, quitter une pièce et omettre d’éteindre la lumière : cela nous arrive tous les jours ou presque !
Oublier le matin, partir au travail et rentrer le soir pour s’en apercevoir, c’est dommage pour le porte-monnaie.

Lorsque vous ne pensez plus à éteindre les lumières, c’est que vous ne les voyez plus briller. Elles font partie du décor … Il existe néanmoins des solutions efficaces qui peuvent le faire à votre place : les interrupteurs automatiques, les boutons-poussoir avec minuterie associée,  les interrupteurs  récepteurs radio pour centraliser le pilotage de plusieurs éclairages depuis un seul endroit.

Des constructeurs comme LEGRAND (pour ne pas le citer !) proposent ce genre de « délégation intelligente » et votre facture d’électricité sera soulagée.

Bien sûr, un petit investissement de départ sera à prévoir pour vous équiper, mais rapidement amorti sur le court terme, faites-moi confiance !

Astuce #3 : Equiper intelligemment votre tableau électrique

Suivant votre type d’abonnement, il est intéressant d’avoir recours à du matériel à implanter dans votre tableau électrique tel :

  • Un contacteur heure creuse qui met en fonctionnement automatiquement un appareil gros consommateur d’électricité (chauffe-eau, lave-linge, lave-vaisselle …) pendant les plages horaires à tarif réduit (voir mon article ici).
  • Un délesteur qui coupe automatiquement les circuits non prioritaires  si la consommation totale dépasse le contrat que vous avez souscrit auprès du distributeur. En conséquence, il est possible de souscrire un abonnement minimum sans risque de coupure générale (dû à une surcharge globale) et ainsi gérer et optimiser sa consommation.
  • Le compteur d’énergie modulaire qui permet de voir l’affichage de l’énergie consommée sur une partie de l’installation (exemple : chauffage). Fort intéressant pour maîtriser les coûts réels d’un équipement ou d’un groupe d’équipements et déterminer par où s’échappent vos Kwh.

Astuce #4 : Opter pour des ampoules basse consommation

L’éclairage est parfois la première source de dépenses énergétiques dans une maison. Il est recommandé d’utiliser des ampoules de nouvelles technologies (fluo-compactes, LED, halogènes …) dans les endroits les plus fréquentés de la maison.Idea concept with light bulbs and energy save bulb.

A flux lumineux égal, les ampoules économiques ont une puissance nominale moindre et consomment moins d’électricité.

Néanmoins, il vous appartient de profiter au maximum de la lumière naturelle, ce qui constitue le premier axe d’économie d’énergie en terme d’éclairage.

Pour plus de détails ; voir mon article : « bien choisir ses ampoules de nos jours ».

Astuce #5 : Adapter au plus juste la température du chauffage

J’ai récemment lu qu’il suffisait de baisser d’un petit degré la température de chauffage de la maison pour effectuer près de 7% d’économies sur la facture. Surtout quand on sait que le chauffage détient une part importante de la consommation d’un ménage !

Il est fort utile d’avoir recours à la gestion centralisée de son chauffage électrique afin de consommer au plus juste : installez un programmateur, un délesteur ou un thermostat d’ambiance. Cet investissement peut même vous faire bénéficier d’un crédit d’impôts, d’un taux de TVA réduit pour l’achat et la pose ou encore de subventions de l’Agence Nationale de l’Habitat (ANAH) sur les travaux de rénovation ou l’installation de matériel.

thermostat and human hand

Un autre technique consiste à bien fermer vos volets et rideaux pendant la nuit, ainsi les calories resteront plus longtemps dans la pièce, vous pourrez diminuer la température, et ce pour le même confort.
Tout cela va de paire avec une bonne isolation thermique, bien entendu.

Votre avis m’intéresse: Quelle(s) astuce(s) mettez-vous en œuvre pour effectuer des économies d’énergie chez vous ?  Laissez un commentaire ci-dessous !

Comment brancher un contacteur jour/nuit pour son chauffe-eau ?

Savoir brancher un contacteur jour/nuit pour son chauffe-eau, là où la question des économies d’énergie bat son plein, peut contribuer à alléger votre facture d’électricité.
Dans cet article je vous expose les principes d’un branchement simple de compréhension et aisé à réaliser:

Pré-requis:

Tout d’abord, il va falloir s’assurer que la canalisation électrique alimentant votre chauffe-eau est correctement protégée contre les surintensités.
Pour ça, la norme NF C15-100 exige la mise en place d’un circuit spécialisé prenant son origine dans votre tableau, et dont la protection sera calibrée à 20A.
Le câble devra avoir une section minimale de 2,5 mm².

Afin de piloter la mise en marche du chauffe-eau à des heures intéressantes d’un point de vue « facturation » (heures creuses), il faudra vous procurer un contacteur heures creuses.
Ce petit appareil a une fonction de commande, comme un interrupteur, sauf qu’il est capable d’établir ou d’interrompre des courants largement plus élevés et ce, piloté à distance.

Ce pilotage est réalisé grâce à une impulsion envoyée par ERDF via le compteur électrique, qui modifie l’état de notre petit compagnon (marche ou arrêt), sans intervention humaine. On dit alors que le mode de fonctionnement est automatique.

Voyons le fonctionnement d’un peu plus près …

Le contacteur, maître du jeu !

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je me dois de vous faire une présentation du contacteur. Comme évoqué, c’est un appareil électromécanique très performant qui sert à établir ou interrompre des courants élevés. Il est constitué de 2 parties:

  • La « commande » composée d’une bobine qui, parcourue par un courant, va créer un champ magnétique; celui-ci va attirer une palette mobile en fer sur laquelle sont solidaires des contacts. C’est le principe de l’électro-aimant.
  • La « puissance » composée de un à plusieurs contacts, servant à ouvrir ou fermer le circuit à alimenter (ici, notre chauffe-eau).

Donc ?

Et ben donc, voici le schéma de câblage de ce petit monde que je vais vous commenter (ce modèle représente une installation monophasée, et un dispositif différentiel 30mA est censé exister en amont):

Contacteur chauffe-eau

AVANT TOUTE INTERVENTION, COUPER LE COURANT AU DISJONCTEUR GENERAL !

Dans l’ordre,

– Le compteur ERDF est pourvu d’un contact sec dans sa partie inférieure (généralement situé sous un capot amovible), on y raccorde aux deux bornes du contact deux fils de section 1,5 mm².

  • L’un est issu du disjoncteur 2A qui protège le circuit contre toute surintensité et va à l’entrée du contact.
  • En sortie de contact, l’autre aboutit à la borne A1 de la bobine du contacteur.
  • Enfin, on raccorde le neutre issu du disjoncteur 2A à la borne A2 de la bobine.

Nous avons donc réalisé notre circuit de commande, dont l’ordre de pilotage est généré par ERDF. Ce dernier actionne le contact situé sur le compteur en envoyant une impulsion par courant porteur, à une fréquence spécifique et à des plages horaires variables (là où le prix du kWh est intéressant, c’est ce qu’on appelle les heures creuses !)

– Le disjoncteur 2A n’est pas là pour faire joli ! Il assure la protection contre les surintensités du circuit précédemment détaillé … Il vise donc à protéger la bobine du contacteur et le contact sec du compteur contre les surcharges et court-circuits.

– Le disjoncteur 20A, quant à lui, protège le câble alimentant le chauffe-eau, ainsi que les contacts de puissance du contacteur contre les surintensités également. Il représente la seule et unique protection du chauffe-eau, étant donné que ce circuit est défini par la NF C15-100 comme étant « spécialisé » ou « dédié ».

– Le contacteur devra être choisi en fonction de la valeur de son calibre. On optera pour un modèle ayant un courant nominal (In) de 20 ou 25A afin que ce dernier ne subissent pas de contraintes ou d’échauffements anormaux. Il est câblé à la suite du contacteur, et alimente depuis ses deux bornes aval le chauffe-eau.
Ce modèle est pourvu de deux contacts (l’un pour la phase et l’autre pour le neutre). On dit que ce contacteur est bipolaire (mais non, il n’est pas fou !).

A noter que cet appareil peut être manoeuvré intentionnellement et indépendamment de l’impulsion du distributeur. Pour ce faire, il faut actionner la marche forcée.
Cette manipulation est utile si l’on souhaite que le chauffe-eau soit alimenté en dehors des heures creuses. Sans cette volonté particulière, laissez le contacteur sur la position « auto » et ERDF fera le reste !

Vous pouvez également arrêter tout processus de chauffe en sélectionnant la position « 0 » sur le contacteur. Attention, le contacteur sera inopérant tant que la position restera inchangée.

brancher chauffe-eau

En remplacement du contact délivré par ERDF, vous pouvez opter pour une horloge programmable, qui assurera la même fonction de pilotage suivant le réglage qui lui sera appliqué (voir le schéma ICI).

Vous l’aurez compris, ce montage vous permettra de réaliser des économies d’énergie. En effet, votre chauffe-eau ne sera sous tension que pendant des horaires spécifiques, propres à votre type d’abonnement, de manière à profiter d’une facturation avantageuse.

Néanmoins, votre abonnement devra comporter l’option tarifaire adéquate. Pour plus de renseignements, lisez mon article: Quel abonnement souscrire auprès du distributeur d’énergie ?

 

Réagissez sur cet article en laissant un petit commentaire, merci !