Groupes Electrogènes: interview d’un spécialiste

Dans cet article, je vous livre les mots de Paul Trémeau, ingénieur électrotechnicien, que j’ai interviewé la semaine dernière et qui a accepté de nous parler des groupes électrogènes. Paul a effectué sa carrière dans une société spécialisée en électricité et en électro-mécanique. Son expérience lui a permis d’acquérir des compétences très diversifiées dans la distribution d’énergie électrique (HT/BT), mais aussi sur d’autres produits tels les condensateurs, les moteurs, les groupes électrogènes etc.

Attention, contenu technique !

 

1/ Bonjour Paul, heureux de t’accueillir sur La Toile Electrique!
Peux-tu dire en quoi a consisté ton travail dans la société qui t’a employé pendant de longues années ?

Je suis ingénieur diplômé en électrotechnique. Mon premier job a été chargé d’affaires dans une grosse entreprise d’installation électrique.
J’ai donc trouvé mon deuxième job comme ingénieur commercial dans un grand groupe français du domaine électrique. À cette époque nous devions vendre une palette de produits absolument incroyables. Nous étions donc assez nombreux, chacun spécialisé sur un groupe de produits et chargé dans un secteur géographique de prospecter pour l’ensemble de la gamme. Si une touche devenait sérieuse dans un domaine qui n’était pas le nôtre, c’est le collègue concerné qui poursuivait. C’était passionnant et m’a rapidement donné une formation basique sur l’ensemble de ces produits.

Mais ma spécialité a toujours été ce qu’on appelle « la distribution d’énergie », ce qui comprend :

  1. La HTB (<90KV pour moi), les postes HTA (enveloppes, cellules, transfos, TGBT)
  2. Les tableaux BT (mais sur la fin uniquement les gros TGBT), l’appareillage, les condensateurs, les groupes électrogènes, les relais de protection, les études de réseaux.

Après avoir goûté à ce qu’on appelait l’utilisation d’énergie ( moteurs, pompes, démarreurs, variateurs, automates, palans et ponts, et bien d’autres choses) pendant 4 ans, je suis revenu définitivement à la distribution d’énergie.
Mes clients : EDF, la grosse et moyenne industrie, le gros tertiaire, les installateurs (enfin ceux qui pouvaient acheter mes produits) …

2/ Je voulais t’interviewer sur les groupes électrogènes car il me semble que tu en as beaucoup vendus! Peux-tu nous dire en quelques mots ce qu’est un groupe électrogène et nous énumérer ses principaux composants?
Un groupe électrogène est l’association d’une machine produisant de l’énergie mécanique et d’un alternateur.

Une centrale nucléaire est un groupe électrogène + une chaudière (mais oui !)…

Aussi dans la pratique, a-t-on pris l’habitude de parler par exemple de centrale hydraulique, nucléaire, à charbon etc, et de groupe turbo-alternateur, groupe hydraulique, groupe à turbine à gaz .
On réserve l’appellation groupe électrogène à l’association moteur à combustion ou à explosion et alternateur (plus rarement génératrice asynchrone ou continue).

Dans ce qui suit, on ne considèrera que les alternateurs:

Pour que cela fonctionne, il faut une régulation de vitesse sur le moteur et une régulation de tension sur l’alternateur (ou la génératrice), un ensemble de capteurs et de sécurités, un système de gestion du démarrage et de l’arrêt qui peut être manuel ou automatique.

Un groupe doit normalement être autonome, il faut donc une source d’énergie de démarrage qui peut être mécanique, pneumatique ou électrique. C’est la notion du « black start » permettant de démarrer en l’absence de tout réseau.

 3/ Un groupe électrogène sert principalement à secourir une installation électrique. Comment dimensionner un tel équipement ?
Il est essentiel de comprendre que chaque machine a sa fonction, qui est différente :

  • Le moteur fournit la puissance active, équivalente à ce qui est facturé par EDF. Il doit pouvoir faire face aux pointes de consommation (démarrage de gros équipements en particulier) alors que sa capacité de surcharge est très limitée.

La capacité de surcharge est nulle pour un groupe dits « de secours » –ESP selon la norme- et généralement de 10% pour les autres, ce qui n’est pas grand-chose.

Il faut donc s’assurer que la charge maxi déterminée par le constructeur du groupe ne sera jamais dépassée. Cette charge est différente selon qu’il s’agit d’un groupe de production continue, ou non, à charge constante ou variable, de secours.
Il ne faut jamais se baser sur la puissance du moteur lui-même : outre le rendement de transmission, cette puissance est déterminée au régime maxi du moteur et non pas au régime de rotation du groupe, imposé par la fréquence et le nombre de pôles(3000, 1500, voire 1000trmn). Un moteur d’engin défini pour 2200 tr/min délivre 30 à 40% de moins à 1500 tr.

  • L’alternateur transforme cette puissance mécanique en puissance active et y « ajoute » la puissance réactive nécessaire. Il s’agit d’un « modèle mathématique » (méthode de Boucherot) très pratique à utiliser, mais en fait il suffit que la régulation ajuste la tension à la bonne valeur pour que la quantité nécessaire de réactif soit générée.

Il y a donc deux équilibres fondamentaux :

  1. La fréquence, pour laquelle la régulation du moteur ajuste en permanence l’injection pour que  la puissance absorbée soit égale à la puissance générée. Si l’on produit trop la fréquence augmente et inversement.
  2. La tension, pour laquelle la régulation de l’alternateur ajuste en permanence l’excitation pour que la puissance réactive absorbée soit égale à la puissance réactive générée. Si l’on produit trop la tension monte et inversement. A noter que cette régulation est bien plus complexe si l’on a une génératrice asynchrone (dépourvue de régulation).

La grandeur caractéristique de l’alternateur est le courant.
Dans la limite de ce que peut supporter l’excitatrice, entre le mini et le maxi d’induction, les possibilités de surcharge sont bien plus élevées que celles du moteur… Les machines munies d’un correcteur de court-circuit peuvent fournir couramment 3In, jusqu’à 4 pour les plus performantes, pendant quelques secondes. C’est très utile pour permettre le déclenchement des protections aval et le démarrage de moteurs asynchrones.

Si la puissance active est insuffisante, le groupe rampe (sous-fréquence) ou cale…Si la puissance apparente dépasse la puissance assignée de l’alternateur, l’alternateur est en surcharge et la protection déclenche afin de protéger ses enroulements. Si cette insuffisance est très importante, comme quand on démarre un gros moteur, la tension s’effondre et peut même passer à zéro sur de petits groupes.

Pour déterminer un groupe électrogène, il faut donc faire deux calculs :

  • Un en puissance active sachant qu’on ne doit jamais dépasser la puissance de pointe du groupe. C’est généralement la puissance assignée pour les groupes de secours, et celle-ci majorée de 10% pour les groupes de production (PRP).
  • Un en puissance apparente (ou en intensité). La puissance apparente de l’alternateur est limitée par le disjoncteur, elle ne doit pas être dépassée sur une longue période, mais permet de larges surcharges temporaires, jusqu’à 50% sans problèmes.

C’est une gymnastique qui peut sembler compliquée, mais la plupart du temps les deux puissances sont indiquées sur les appareils.

Lorsqu’une installation comporte une séquence de démarrage de plusieurs moteurs, le groupe doit pouvoir « encaisser » au démarrage de chacun d’entre eux :
-La puissance appelée par le premier
-La puissance déjà appelée par les autres en service
Il faut donc, si possible, démarrer les plus gros moteurs ou les équipements les plus « gourmands » en premier.

groupe electrogene

4/ Quelles sont les principales protections à mettre en oeuvre sur un groupe électrogène (mécanique, électrique, thermique…) ?
La plupart des alternateurs coupent l’excitation en cas de sous-fréquence ou de sous-tension prolongée (typiquement 10 sec).
Les alternateurs doivent être protégés des surcharges par un disjoncteur ou une protection thermique.
Cette protection assure une très relative protection du moteur.

Compte-tenu de sa fragilité, il vaut mieux s’assurer qu’il ne peut pas être surchargé de façon durable.
Les groupes de puissance >10KVA sont normativement définis à Cos phi 0,8, ce qui signifie qu’un 100 KVA (limite alternateur) délivre 80KW maxi (limite moteur).

Si le Cos phi est 1, il fera toujours 80KW, mais 80 KVA, et s’il est égal à 0,6 le groupe ne pourra plus débiter alors que 60KW et toujours 100 KVA

Actuellement, la puissance des petits groupes est normalement indiquée en KW, avec indication de la puissance apparente possible ou du courant permanent max.
Il existe un certain nombre de sondes et de capteurs qui protègent le moteur.  Elles sont du domaine du motoriste et du « metteur en groupe ».

 5/Peux-tu expliquer ce que sont les différentes réactances d’un groupe électrogène, indiquées par le constructeur ?
La grandeur caractéristique du régime de court-circuit d’un alternateur est la réactance, exprimée en %.

C’est une grandeur analogue à la tension de court-circuit d’un transformateur (Ucc%).
Elles sont exprimées suivant la décomposition en composantes symétriques: directes, inverses et homopolaires.

On distingue aussi les réactances longitudinales et transversales en fonction de l’orientation par rapport au rotor.

Enfin lors d’un court-circuit, les réactances varient de façon importante et rapide.
On utilise couramment :

  1. la réactance longitudinale subtransitoire directe X’’d (15-25 ms)
  2. la réactance longitudinale transitoire directe X’d (3 à 500 ms)
  3. la réactance longitudinale synchrone directe Xs (permanente)
  4. la réactance homopolaire Xo

On donne (guide UTE C15-105) :

Ik 3= (c.m.Uo)/X’d (c facteur de tension, m facteur de charge)
Ik1 = (3.c.m.Uo)/(2X’d+Xo)

Pour passer de X% à X :

X = (Un²/S).X%/100 quel que soit le X

6/ Pourquoi un groupe électrogène peut générer un courant de court-circuit maximal triphasé relativement faible à ses bornes (de l’ordre de 3In), contrairement à celui d’un transformateur ?
La réactance longitudinale d’un alternateur est considérablement supérieure à celle d’un transformateur, particulièrement la réactance synchrone.

Les valeurs typique d’un alternateur 70 kVA actuel sont:
Xd=310% ; X’d=12% ; X’’d=6% ; Xo=0,8%

On voit que l’Ik3 transitoire sera à peu près le tiers de celui d’un transfo équivalent (Ucc 4%), mais l’Icc tri permanent est très problématique de façon « native », ce qui serait le cas d’une excitation shunt.
C’est pourquoi par divers artifices on adjoint un « correcteur de court-circuit » permettant d’obtenir 3In (voire 4 avec excitatrice à aimants permanents) pendant 10 s. Sur les petits alternateurs <10KVA, cela peut descendre à 2,5 In.

7/ On entend souvent dire qu’un groupe doit être périodiquement testé avec une charge et non à vide, ce qui risquerait à terme de l’endommager. Peux-tu nous en dire davantage ?
Tout moteur thermique ne fonctionne correctement qu’à une certaine température.

Si celle-ci est trop faible, les pistons diminuent de diamètre et l’étanchéité de la segmentation est moins bonne.
De l’huile pénètre alors dans les cylindres, brûle et des suies s’accumulent sur les parois, ce qui accentue le phénomène et provoque une usure rapide.
Lors d’un fonctionnement prolongé à vide, l’huile de graissage peut passer dans l’échappement.
Les moteurs Diesel refroidis par air sont les plus sensibles, il ne tolèrent pas une charge inférieure à 40% de façon prolongée (30-35% si refroidis par eau).
Les moteurs à essence sont moins sensibles, et ceux à gaz encore moins.

8/ De quelle façon un groupe électrogène prend le relais en secours sur une installation dont la source normale est défaillante ?
Un relais surveille la tension du réseau et provoque le démarrage du groupe.
Un autre relais surveille la tension alternateur et commande le basculement du contacteur S (secours).
Lorsque la tension secteur revient, un contact du premier relais provoque la retombée de S et N remonte automatiquement.
Chaque bobine est alimentée par la tension du réseau concerné. Des temporisations empêchent les déclenchements et retours intempestifs et les deux contacteurs N et S sont obligatoirement munis de verrouillages électriques (contacts) et mécaniques (bielles) afin d’éviter tout couplage des deux réseaux qui serait destructeur.

Il est cependant possible de coupler un groupe au réseau ou deux (ou plusieurs) groupes entre eux à condition qu’ils soient munis d’un synchro-coupleur assurant l’égalité parfaite des vitesses et la concordance des sinusoïdes avant d’autoriser l’opération !

groupes electrogènes


9/ Un groupe électrogène, est-ce une machine synchrone ou asynchrone ?
C’est presque toujours une machine synchrone, car la régulation dont j’ai parlé est très difficile à obtenir avec une machine asynchrone.

Il faut alors mettre en/hors service des condensateurs avec des contacteurs ou un gradateur.

On trouve des machines asynchrones sur de petits groupes « basiques » qui fonctionnent à cos phi 1, donc uniquement avec des charges résistives.
Leur régulation de tension n’est pas fameuse…
Si les groupes fonctionnaient couplés au réseau en permanence comme les éoliennes, il serait possible d’utiliser des génératrices asynchrones puisque la tension est fixée par le réseau.

Merci beaucoup Paul pour ce partage de connaissances et ce contenu très enrichissant !

Brancher un va-et-vient: rien de bien compliqué !

Brancher un va-et-vient n’a rien de compliqué ! Il suffit juste de comprendre le fonctionnement avant de se lancer. Ce type de branchement est nécessaire lorsque l’on veut commander un point d’éclairage depuis deux endroits différents. Très pratique, le va et vient demeure la double commande d’éclairage la plus répandue en habitation.

Fonctionnement pratique

Imaginons un long couloir muni de deux accès. Le premier se trouve là où vous êtes arrivé. Le deuxième accès se trouve 20 mètres plus loin, et c’est justement là que vous devez vous rendre pour regagner la sortie.

Manque de bol, le couloir est sombre. Pour y voir clair, vous désirez allumer la lumière à l’aide de l’interrupteur situé à votre droite. Vous actionnez l’appareillage et… Hourra, la lumière brille de mille feux !

Vous traversez donc le corridor et, arrivant au point de sortie vous décidez d’éteindre la lumière, économe en énergie que vous êtes! Et là … c’est le drame… Pas d’interrupteur au niveau de la sortie! Alors comment faire pour éteindre cette satanée ampoule ?

Deux options:

  • Vous rebroussez le chemin et éteignez à l’endroit où vous avez allumé en entrant dans le couloir (cool, mais ça sert pas à grand chose comme option, à moins de vous munir d’une lampe de poche pour arpenter à nouveau le tunnel …)
  • Vous installez, électricien en herbe que vous êtes, un autre interrupteur au bout du couloir, près de la sortie pour pouvoir enfin éteindre…

La deuxième option me paraît la plus judicieuse et la plus pratique … ces deux interrupteurs s’actionnent dans un sens comme dans l’autre, à foison, autant de fois que vous voudrez allumer ou éteindre la lumière dans ce couloir !

Principe de câblage

Le montage d’un va-et-vient est simple. Il consiste en deux points de commande bien distincts, que l’on placera de part et d’autre d’une pièce à vivre ou d’un couloir, à proximité immédiate des accès.
Il faudra vous procurer deux interrupteurs va-et-vient qui comportent chacun trois bornes de connexion.

vaetvientDans un premier temps, un dispositif tel un disjoncteur 10A doit protéger le circuit contre les surintensités. Ce dernier n’est pas représenté sur l’image ci-dessus mais devra être installé dans le tableau électrique.
Nous allons suivre ensemble le parcours électrique du montage:

  1. La phase (rouge), issue du disjoncteur, doit être acheminée à la borne du premier interrupteur où elle sera connectée. Bien souvent, l’endroit où la connexion a lieu est repéré L.
  2. Les deux fils oranges sont les navettes. Elles établissent le lien entre les deux interrupteurs et font passer le courant, tantôt l’une, tantôt l’autre, suivant la position de l’appareil.
  3. Du deuxième interrupteur part un fil que l’on appelle retour lampe: c’est le fil qui prend le relais en fonction de la position des deux interrupteurs et qui a pour mission de transiter le courant jusqu’à l’ampoule. Il joue un rôle capital, bien qu’il ne serve pas à grand chose sans les deux navettes (chargées de faire passer les électrons d’un interrupteur à l’autre, d’où leur nom!)
  4. De l’ampoule repart le neutre jusqu’à l’alimentation (disjoncteur). Ce petit dernier gère le courant de retour du circuit et s’assure de récupérer les électrons en totalité envoyés par la phase.

Vidéo correspondante:

 

Circuits électriques: quel mode de pose choisir ?

L’installation des circuits électriques se réalise suivant divers modes de pose. Ces derniers définissent la façon dont seront acheminés les différents conducteurs jusqu’à leur point d’utilisation.
Selon l’esthétique, le coût ou la durée des travaux recherchés, plusieurs modes de pose peuvent se décliner.

 

Le montage encastré

C’est de loin la solution la plus esthétique mais elle nécessite la réalisation de saignées dans les murs pouvant occasionner des travaux importants. Les circuits sont invisibles, seuls l’appareillage électrique est apparent.

Concernant le coût de réalisation, il peut être élevé suivant la nature du support dans lequel on doit effectuer la saignée. Votre artisan électricien ne vous facturera pas les mêmes prestations selon que le mur est en placoplatre ou en béton.

En effet, il ne s’agira pas que d’électricité dans l’histoire, mais de travaux liés à la maçonnerie (tranchées, rebouchage, finition etc).

   prise electrique
Quand la saignée sera réalisée, il conviendra de faire cheminer les conducteurs dans une gaine électrique (type ICTA), qui sert à renforcer la protection mécanique de ces derniers. On l’utilise surtout pour l’encastrement dans les murs tels pierre, béton, carreaux de plâtre, moellon, parpaing ou brique creuse…

 

 

Le montage apparent

Cette solution est souvent adoptée en rénovation, par souci de coût. Elle est simple de mise en oeuvre et consiste à placer les conducteurs électriques dans des conduits profilés tels goulottes, moulures ou plinthes. On peut aussi réaliser, pour certains locaux annexes (garages, buanderies) ou à l’extérieur, la pose de tube IRL.

Le coût de réalisation est moindre puisque moins esthétique que le mode de pose enencastré. Les appareillages seront des modèles dits « en saillie » et seront fixés contre les conduits. Circuits electriques mode de pose

Si la pose est bien effectuée, cette solution peut-être tout à fait acceptable car elle sait se faire oublier. Elle garantit également une souplesse en terme de confort puisque l’on peut rajouter aisément des circuits additionnels en empruntant les mêmes conduits.

 

Le montage mixte

Il combine les deux montages précédents et permet de réaliser un compromis en terme d’esthétique et de coût.

Les circuits électriques sont apparents (sous goulottes par exemple) mais l’appareillage est encastré. La mise en oeuvre est donc moins fastidieuse et moins lourde en terme de travaux. Seuls les encastrements des prises de courant ou interrupteurs seront effectués et peuvent néanmoins occasionner une reprise de finition.

Cette solution peut être envisagée dans le cas d’une rénovation partielle ou totale lorsque le budget le permet. Si vous achetez un appartement ou une maison et que vous projetez de refaire l’installation électrique en plus de la décoration, ce choix peut être intéressant.

 

Votre avis m’intéresse,

Quel choix feriez-vous quant à ces différents modes de pose lors d’une rénovation ?
Avez-vous déjà effectué l’une de ces solutions ? Si oui, quels problèmes avez-vous rencontrés lors de l’installation ?

Bien choisir ses ampoules de nos jours …

Voici un article pour vous aider à bien choisir vos ampoules en fonction des nouvelles technologies.
L’ampoule à incandescence tendant peu à peu à disparaître et dont le retrait est fortement étayé par la Commission Européenne, il est tout à fait d’usage par les temps qui courent de savoir porter un choix intéressant sur les ampoules qui remplaceront les filaments.

 

Un choix pas toujours aisé à faire !

Prenons le cas typique: votre bonne vieille ampoule à incandescence vient de rendre l’âme. S’offre à vous depuis quelques années le choix de trois technologies d’ampoules sur le marché:

  1. Les fluo-compactes
  2. Les LED
  3. Les halogènes

Chacune de ces familles possède ses avantages et inconvénients !

Ampoule éco

La lampe fluo-compacte est sur le marché depuis plus de 10 ans. Son succès vient du fait qu’elle consomme en moyenne 5 fois moins d’énergie que son homologue à incandescence ! Plus encore, sa durée de vie explose tous les records puisqu’elle est jusqu’à 10 fois supérieure.

 

Petit hic: le prix, qui est lui aussi 5 fois supérieur, pour le coup!  Son temps d’allumage également, qui a tendance à en énerver plus d’un !
Cela fait d’elle l’ampoule à économie d’énergie par excellence, bien qu’elle soit à ce jour fortement devancée par une concurrente: La LED.

 

La LED, ou la lampe à diode comme on l’appelle, est aujourd’hui la solution la moins énergivore. Elle représente près de 15% du chiffre d’affaires du rayon ampoules des magasins de bricolage et, est largement vendue à ce jour faisant beaucoup d’ombre aux autres familles d’ampoules. Son prix qui est relativement élevé, ne décourage pas pour autant ses consommateurs. Elle consomme peu et sait remplacer toute ampoule d’une habitation pour le même rendu d’éclairement.
Ainsi, acheter une lampe LED peut vous coûter cher mais cela se verra sur votre facture d’électricité. De plus, sa durée de vie dépassera toutes vos espérances …

On en vient à nos chères halogènes qui représentent la catégorie la plus vendue en 2013. Aujourd’hui, plus de la moitié des lampes vendues en France sont des ampoules halogènes. Elles sont maintenant étudiées pour offrir un avantage en terme d’économie d’énergie (contrairement au passé) et permettent d’avoir près de 20% de lumière en plus comparée à une ampoule à filament.
Elles restent néanmoins chères et très fragiles. De plus, une exposition prolongée peut-être néfaste pour la santé (pour la vue en particulier) car cette technologie émet des UV (Ultra-Violets) dans le cas où l’ampoule n’est pas équipée de verre filtrant.

 

Le choix que je fais:

Lorsque je rentre dans un magasin de bricolage, en vue d’acheter des ampoules, je reste pas mal de temps dans le rayon ampoules. Pourquoi ?

Parmi les 3 technologies précédemment détaillées, la LED reste le meilleur compromis à mon sens. Je trouve qu’il ne faut pas lésiner sur le prix d’une ampoule et accepter de dépenser quelques euros de plus. La LED a tout pour satisfaire malgré l’aspect financier.
ampoule à leds

En revanche, j’aime répartir les différentes familles d’ampoules selon l’endroit de la maison. Les pièces fréquentées comme la salle à manger ou la cuisine se verront dotées d’un système d’éclairage garni de LED et d’halogènes.

A l’inverse, les WC, le garage, ou encore la buanderie pourront être équipées de fluo-compactes. Leur temps d’allumage progressif convient tout à fait pour l’usage de ces locaux.

Dans les couloirs, jusque dans la salle de bains, j’opterais plutôt pour la LED.

Enfin, je garde pour l’éclairage extérieur un projecteur halogène (éclairage d’une allée sur détection de présence), qui demeure la solution la plus efficace.


Et vous,

Etes-vous d’accord avec mon choix ?
Quelles ampoules en particulier préfèreriez-vous utiliser à la maison ?

 

Chauffage électrique au sol: pourquoi l’installer ?

Le chauffage électrique au sol est de plus en plus en vogue et aisé à installer. Même dans le cas d’une rénovation, vous pouvez tout à fait opter pour cette solution de confort par la mise en place d’un plancher chauffant rayonnant.


L’installation

L’installation est uniquement réalisable dans le cas de travaux (neufs ou rénovation) puisqu’elle vise à placer une trame chauffante sur le sol, qui sera recouverte par le revêtement définitif.

Pose de cordons chauffants -2-

Les travaux engendrés peuvent être légers si vous choisissez d’installer le plancher rayonnant sous un sol en parquet flottant par exemple.
Par contre, les choses se compliquent quand le revêtement final est tout autre (pose sur dalle béton, ou ancien revêtement type carrelage) et les travaux risquent de s’alourdir.


Avantages

Si vous décidez de mettre en place ce type de chauffage au sol, des avantages non négligeables peuvent se dessiner:

  • Des économies d’énergie comparé à un chauffage électrique classique
  • Aucune odeur (contrairement à celle observée lors de la mise en route de convecteurs électriques)
  • Gain d’espace  (absence de convecteurs électriques muraux)
  • Pas de poussières excessives (absence de brassage d’air)
  • Répartition de chaleur homogène dans l’ensemble de la pièce


Raccordement électrique et utilisation

Les trames chauffantes doivent être connectées par leur liaison froide. Elles sont reliées ensembles et raccordées dans une boite de dérivation située au-dessus des plinthes.

Les liaisons froides font la jonction entre les modules chauffants et le branchement électrique. Bien-sûr, elles ne doivent pas être en contact avec les parties chaudes; il est donc nécessaire de les contourner en vue de leur raccordement.

La régulation du chauffage se fait par le biais d’un thermostat électronique programmable. Ce dernier étant alimenté par un circuit 230V protégé par un disjoncteur différentiel haute sensibilité (30mA). Les liaisons froides sont reliées au thermostat sur des bornes prévues à cet effet (selon constructeurs).Domotica riscaldamento interruttore componente elettrico

L’utilisation est intuitive et d’une souplesse bien plus intéressante qu’un mode de régulation conventionnel. Le thermostat électronique vous permet de gérer différents programmes (plusieurs disponibles) selon vos besoins et possède des fonctions complémentaires selon les modèles.
Bref, une mise en oeuvre qui peut être facile (en fonction de la nature de vos travaux) et un chauffage au sol dont le prix est tout de même intéressant (de 60 à 600€ la trame chauffante et environ 150€ le thermostat digital programmable).

C’est un petit investissement de départ mais qui peut vous faire économiser de l’argent grâce à:

  • Une utilisation programmable et intelligente.
  • Un réglage moindre de température ( 2 à 3 degrés en moins pour une sensation de chaleur identique comparé à un mode de chauffage électrique classique)

 

Votre avis m’intéresse, laissez un commentaire:
Est-ce-que vous trouvez ce mode de chauffage intéressant ?
Seriez vous prêts à choisir cette solution dans le cas d’une rénovation ?