Les organes de protection: disjoncteurs et fusibles

Une installation électrique comporte des circuits qui servent à acheminer le courant d’un point A vers un point B. Ces autoroutes de l’énergie sont représentées physiquement par des câbles ou des conducteurs électriques. Afin de limiter le courant transitant dans les fils, il est d’usage d’installer des organes de protection qui surveillent en permanence la valeur de l’intensité. Dès qu’une augmentation de l’intensité est détectée dans le circuit, l’organe s’ouvre pour empêcher toute élévation anormale de la température des fils.

Il en existe deux types principaux:

Disjoncteur

Le disjoncteur

Cet appareil détecte les surintensités. On distingue deux types de surintensités: les surcharges et les court-circuits.

Un courant de court-circuit  est une surintensité très violente et d’une valeur élevée. Potentiellement destructeur, ce courant endommage une installation et peut donner naissance à un incendie s’il n’est pas détecté dans un temps requis.

Un courant de surcharge est, quant à lui, caractérisé par une élévation latente de sa valeur, portant ainsi la température des conducteurs électriques à un niveau maximal si ce dernier n’est pas limité. On risque également l’incendie si ce courant crée des échauffements par dissipation thermique anarchique (loi de Joule).

En conséquence, la technologie du disjoncteur lui permet de détecter ces deux types de courant grâce à des composants internes spécifiques: une bobine pour la détection magnétique (court-circuits) et un bilame pour la détection thermique (surcharges).

Ses avantages:

De par sa technologie, il peut être utile dans de nombreux cas et sait répondre aux besoins très poussés en protection industrielle.

Il est manoeuvrable en charge et l’état de sa configuration électrique est directement visible.

Il peut combiner des caractéristiques multi-fonctions comme la séparation, la commande, la protection, la coupure d’urgence…

Ses inconvénients:

Sa technologie très fine le rend cher dans les fortes puissances.

Un souci mécanique peut le rendre inopérant.

Le fusibleCartouches

Comme le disjoncteur, le fusible remplit les mêmes fonctions avec les même principes de détection. En cas de surintensité, la température interne entraîne la fusion de la partie conductrice située dans le corps isolant de la cartouche. Si fusion il y a, alors le courant ne passe plus. Le fusible a grillé !

Sa technologie est moins ténue que celle du disjoncteur mais il a pourtant la même efficacité de protection;

La partie conductrice qui le compose est découpée volontairement afin de présenter des points faibles. En cas de forte surintensité (court-circuit), la température monte brusquement en ces points sans avoir le temps d’échanger de la chaleur avec les parties voisines. Ces dernières fondent alors très rapidement.

Dans le cas d’une faible surintensité (surcharge), l’échange thermique se répartit sur l’ensemble du conducteur, rendant sa température homogène, qui atteindra le point de fusion dans un laps de temps en fonction de l’intensité.

Il existe plusieurs types de fusibles selon l’usage et le type de circuit à protéger.

Quelques exemples:  les fusibles de type gG (usage général), type aM (accompagnement Moteur), aD (accompagnement Disjoncteur) …

Ses avantages:

Il est remplaçable facilement.

Il est peu onéreux (dans les petits calibres).

Il possède un pouvoir de coupure élevé.

Ses inconvénients:

Il faut le remplacer dès qu’il a subi une fusion.

Sa fusion n’est pas forcément visible.

Si mal employé, il peut être la cause de surtensions industrielles lors de sa fusion (neutre coupé) ou de surintensités si son remplacement n’a pas été effectué à l’identique.

Taggé , , , , , , , , .Mettre en favori le Permaliens.

2 réponses à Les organes de protection: disjoncteurs et fusibles

  1. beyeme Philémon dit :

    Juste une question pourquoi choisir par exemple un disjoncteur de 10A dans circimuit Merci

    • Arnaud dit :

      Bonjour,
      Il existe des calibres de fusibles et de disjoncteurs normalisés. En règle générale, le calibre 10A sert à protéger des circuits alimentant des appareils d’éclairage ou autres applications de faible puissance.
      Le calibre est tout le temps associé à un câble de section adaptée. Pour l’exemple, un circuit d’éclairage est constitué d’un câble de section 1,5mm². Le fait de choisir un disjoncteur 10A va permettre de limiter le courant transitant dans le câble à cette valeur précise, sans provoquer d’échauffement nuisible.
      Cdt,

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.